LE GENTILHOMME
I! faut qu'en dépit de mon sang Je lui cède le premier rang.
En vain ma noblesse me flatte ; En ces lieux par où nous allons, On respecte mal fécarlate Qui ne va point jusqu'aux talons, Et celle qui souvent accompagne nos bottes.
Tombant dans le mépris Près de celle qu'on traîne aux crottes,
Perd son lustre et son prix
i54 POÉSIES DIVERSES
Trop d'or sur mes habits en a vidé ma bourse;
La meute de mes chiens
N'a chassé que mes biens, Qui dessus mes dievaux se saavoient à la course; Et mes oiseaux, au bout dW an ou deux.
M'ont fait léger comme eux.
Voilà, sans rechercher tant de contes frivoles, Tout ce qui ma gâté déduit en trois paroles; Et, pour un cavalier, c'est bien bourré des vers,
A tort et à travers. /..