‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 2)Chapitre 22 sur 119 · A MONSEIGNEUR DE GUISE · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEUR DE GUISE

Croissez, jeune héros ; notre douleur profonde N a que ce doux espoir qui la puisse al[oi])lir; Croissez, et hàtez-vous de faire voir au monde Que le plus noble sanfj peut encor s'ennoblir.

Croissez pour voir sous vous trembler la terre et Tonde Un grand prince vous laisse un yrand nom à remplir; Et ce que se promit sa valeur sans seconde, C'est par vous que le ciel réserve à Taccomplir.

Vos aïeux vous diront par d illustres exemples Comme il faut mériter des sceptres et des temples; Vous ne verrez que gloire et que vertus en tous.

Sur des pas si fameux suivez Tordre céleste; Et de tant de héros qui re^ ivenl en vous, Égalez le dernier, vous passerez le reste.

' Ce sonnet c>;t atlres>r ;"i lît nri tic Lorraine, deuxième du nom, duc de Guise, hls de Charles de Lurraine, duc de Guise, mort en iG^o. Il fut compoiC la même année par Corueille

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