ET CELUI DE JOR
Demeurez en repos, Frondeurs et Mazarins, Vous ne méritez pas de partager la France; Laissez-en tout Thonneur aux partis d'importance Qui mettent sur les rangs de plus nobles mutins.
Nos Uranins ligués contre nos Jobelins Portent bien au combat une autre véhémence; Et s'il doit achever de même qu'il commence, Ce sont Guelfes nouveaux, et nouveaux Gibelins.
Voyez l'histoire de cette contestation dans les Alémoires de Littérature , imprimés à La Haye, tome î, p. 120. Le sonnet d'ITranie était de Voiture, et celui de Job, de Benserade. Une pareille contestation donnerait aujourd'hui matière à quelques ëpigrantmes, mais ne fournirait pas un sujet d'histoire. P.
iga POÉSIES DIVERSES
Vaine démangeaison de la ^erre civile.
Qui partagiez naguère et la cour et la ville, Et dont la paix éteint les cuisantes ardeurs,
Que vous avez de peine à demeurer oisive,
Puisqu'au même moment qu on voit bas les Frondeurs,
Pour deux méchants sonnets on demande Qui vive l
SONNET
Deux sonnets partagent la ville, Deux sonnets partagent la cour, Et semblent vouloir à leur tour Rallumer la guerre civile.
Le plus sot et le plus habile En mettent leur avis au jour, Et ce qu'on a pour eux d'amour A plus d'un échaufFe la bile.
Chacun en parle hautement Suivant son petit jugement ; Et, s'il y £aut mêler le nôtre,
L'un est sans doute mieux rêvé, Mieux conduit, et mieux achevé; Mais je voudrois avoir fait Tautre.
EPIGIIAMME.
Ami, veiix-tu savoir, touchant ces deux sonnets.
Qui partafjeiit nos cabinets,
Ce qu'on ])ent dire a\ec justice :^ L un nous Fait voii* p!>is d'art, et (autre plus de vit"; L'un est le plus peiyaé, Tautre est le plus n iT: L'un sent un lo.i[; elïort, et 1 autre un prompt caprice Enfin, Tun est mieux f-ii, et Fautre plus joli:
Et, pour te dire te. t eîi somme,
L'un part d'un aiueur plus poli,
Et l'autre d'un plus calant homme.
LA TLLIPE .