‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 2)Chapitre 43 sur 119 · A MADEMOISELLE SERMENT · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE SERMENT

Mes deux mains à Tenvi disputent de leur gloire.

Et dans leurs sentiments jaloux

Je ne sais ce que j'en dois croire.

Phylis, je m'en rapporte à vous ;

Réglez mon amour par le vôtre.

Vous savez leurs honneurs divers :

La droite a mis au jour un million de vers; Mais votre belle bouche a. daigné baiser Tautre. Adorable Phylis, peut-on mieux décider

Que la droite lui doit céder !

* Mademoiselle Çerment ayant baisé la main k M. Corneille par un excès d*estime, il lui envoya ce madrigal. Mademoiselle Serment ëtait nce à Grenoble, et mourut à Paris en 169a. Elle fat du nombre des femmes qui cultivèrent les lettres, et qui se composèrent une cour de tous les beaux esprits du temps. Quinault, entre autres, lui fut tendrement attaché, et là consultait, dit-on, sur ses ouvrages. P.

DE P. CORNEILLE. 2i3

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