‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 2)Chapitre 93 sur 119 · PSAUME CXII · texte numérisé non relu

PSAUME CXII

Laudat£,pueri, Dominum.

En^ts, de qui les voix, à peine encor fonnées.

Ne font que bégayer, Cest & loner le nom du Seigneur des aimées

Qu'il les faut essayer.

Que ce nom soit béni dans toute Tétendoe

Que les siècles auront!

Que la gloire en soit même au-delà répandue

De ce qu'ils dureront 1

De climat en climat, ainsi que d'âge en Age,

Il est à respecter, Etdunord au midi, de l'Inde jusqu'au Tage,

11 le faut exalter.

Sa gloire, qui s'élève au-dessus des monarques.

Est seule sans déhait :

£t bien qu'on voie au ciel en briller mille marques,

Elle est encor plus haut

Quel roi tùt sa demeure au-dessus du tonoerre, Comme ce Dieu des dieux.

Qui voit du haut en bas, et tout ce qu'a la terre, Et tout ce qu ont les cieux?

Il défraye le pauvre, et la panvreté même,

Du plus épais bourbier, Et tire le plus vil, par son pouvoir suprême,

Du plus sale fumier.

Il les place lui-même à côté de leurs princes,

Parmi les potentats ; Il leur donne lui-même à régir leurs provinces

Et régler leins états.

11 fait plus, il répand sur la femme stérile

La joie et le bonheur; Et, faisant de sa couche une terre fertile,

Il la met en honneur.

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