‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 2)Chapitre 96 sur 119 · PSAUME CXX · texte numérisé non relu

PSAUME CXX

Levavi oculos meos in montes.

Près d'être accablé de misère, Jusqu'au plus haut des cieux j'ai levé mes regards.

Et recherché de toutes parts D'où pourroit me venir le recours nécessaire.

Mais , dans une si rude guerre.

Je n'ai vu que mon Dieu qui pût me secourir;

C'est à lui qu'il faut recourir, A ce Dieu qui de rien fit le ciel et la terre.

Ne craignons ni faux pas ni chute , .

Puisque ce Dieu des dieux s'abaisse à nous garder:

C'est un crime d'appréhender Qu'un œil si vigilant se ferme ou se rebute.

n veille, Israël, il te veille; Jl voit tous les périls qui s'ouvrent sous tes pas;

Marche sans trouble, et ne crains pas Que jamais il s'endorme, ou même qu'il sommeille.

n est ta garde en tes alarmes, Il te guide et protège en ta calamité ;

Et puisqu'il marche à ton côté, Ta main pour te couvrir n'a point à chercher d'armes.

Le soleil qui commence à luire ^^e te brûlera point dans la chaleur du jour;

Et (piand la lune aura son tour, Ses rais les plus malins ne pourront plus te niiirc .

Contre le fer, contre la flamme, Contre tous les assauts du malheur qui te suit.

Il te gardera jour et nuit; Il fera plus encore, il gardera ton ame.

Daigne en la mort coninio en la vie L'excès de sa bonté répondre à tes souhaits,

Et de tes desseins à jamais Favoriser l'entrée et bénir la sortie!

4io POÉSIES DIVERSES

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