‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 2)Chapitre 97 sur 119 · PSAUME CXXI · texte numérisé non relu

PSAUME CXXI

Lœtatus sum in his quœ dicta sunt mihi.

Oh, rheureuse nouvelle I Le grand mot qu'on m'a dit 1 nous irons, peuple aimé,

Nous entrerons, troupe fidèle, Dans la maison du Dieu qui seul a tout formé.

Nous reverrons encore Les murs, les murs sacrés de la sainte Sion,

Où le Dieu qu Israël adore Fait briller tant d'effets de sa protection.

Cette reine des villes, Qu il doit faire durer même au-delà des temps.

Ne craint point de guerres civiles, Tant Tunion est forte entre ses habitants.

Ces nombreuses lignées Qui du sang d'Israël portent si haut l'honneur,

Des terres les plus éloignées Y viennent rendre hommage au grand nom du Seigneur.

Dans ses tours les plus fortes La pudeur, l'équité, le saint amour revit.

Et la justice entre ses portes Tient le haut tribunal des enfants de David.

Montrez-lui votre zélé, Peuple; à vœux redoublés souhaitez-lui la paix;

Ce fpie vous obtiendrez pour elle Kntretiendra chez vous Tabondance à jamais.

Qu'à jamais ta puissance, Sien, à cette paix force tes ennemis, Et (pià jamais cette abondance Du sommet de tes tours coule chez tes amis !

J'ai chez toi tant de frères, Mes proches avec toi m'ont fait de si doux nœuds -

Que tant de liaisons si chères Pour ce bienheureux calme unissent tous mes vœux.

Ce temple où Dieu lui-même Fait éclater souvent toute sa majesté

Sur-tout obliye un cœur qui t'aime A des vœux assidus pour ta prospérité.

4i> POÉSIES DIVERSES

^n0%^^i^*/^f%^^^%^^^^w^^fv*f»0^%i'mfm*^^^»^»^%f9^^909^^9^^^^M^tfm^fm/*0W%'%f**v%^^%0%^'*/mt%i^^

Page 1