PSAUME CXXII
jid te levavi oculos meos, qui habitas in cœlis.
Auteur de Tunivers, qui choisis pour demeure
Les immenses palais des cieux, A toute rencontre, à toute heure y Jusque-là, jusqu'à toi j'ose élever mes yeux.
Ainsi le serviteur sur la main de son maître A tous moments porte les siens, Lorsqu'il tremble, et veut reconnoitre
Ce qu'il doit en attendre ou de maux ou de biens.
La servante inquiète aux mains de sa maltresse
N'attache pas mieux ses regards
Que ma douloureuae tendresse Ramène à toi, Seigneur, les miens de toutes parts.
Jette un œil de pitié sur mon ame accablée , Et d'opprobres et de mépris ; La honte dont elle est comblée De ses plus durs travaux chaque jour est le prix.
Le riche me dédaigne, et l'orgueilleux m'affironte. Mais enfin jette ce coup d'œil ;
DE P. CORNEILLE. 4i3
Le riche recevra la honte, Et tu renverseras Topprobre sur l'orgueil.