ACTE III, SCÈNE III. aiy
SOPHONISBE
Si VOUS y commandiez, je pourrois être à plaindre.
ÉRYXE.
Peut-être en auriez-vous quelque peu moins à craindre.
Ceux dont avant deux jours nous y prendrons des lois,
Regardent d'un autre œil la majesté des rois.
Étant ce que je suis, je redoute un exemple ;
Et reine, c est mon sort en vous que je contemple.
Vous avez du crédit, le roi n'en manque point; Et si chez les Romains Tun à l'autre se joint....
ÉRTXE.
Votre félicité sera long-temps parfaite, S'ils la laissent durer autant que je souhaite. Seigneur, en cet adieu recevez-en ma foi.
Ou me donnez quelqu'un qui réponde de moi.
La gloii-e de mon rang, qu'en vous deux je respecte, Ne sauroit consentir que je vous sois suspecte. Faites-moi donc justice, et ne m'imputez rien Si le ciel à mes vœux ne s'accorde pas bien >.
' Noavelles bravades inutiles, qui rendent cette scène aussi froide que les autres.
ai8 SOPHONISBE.