‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 3)Chapitre 201 sur 278 · ACTE V, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IV

GALBA

Par celle d'Âtticus ce grand trouble a fini !

ATTICUS

Mon zèle Fa poussée, et les dieux Font conduite ; Et c'est à vous, seigneur, d'en arrêter la suite. D'empêcher le désordre, et borner les rigueurs Où contre des vaincus s'emportent des vainqueurs.

GALBA

Courons-y. Cependant consolez- vous, Plautine; Ne pensez qu'à l'époux que mon choix vous destine; Yinius vous le donne, et vous l'accepterez Quand vos premiers soupirs seront évaporés.

C'est à vous, Martian, que je la laisse en garde : Gomme c'est votre main que son hymen regarde. Ménagez son esprit, et ne l'aigrissez pas.

Vous pouvez, Vinius, ne suivre point mes pas; Et la vieille amitié, pour peu qu'il vous en reste....

VINIUS.

Ah! c'est une amitié, seigneur, que je déteste. Mon cœur est tout à vous, et n'a point eu d'amis Qu'autant qu'on les a vus à vos ordres soumis.

GALBA

Suivez; mais gardez- vous de trop de complaisance.

CAMILLE

L'entretien des amants hait toute autre présence, Madame; et je retourne en mon appartement Rendre grâces aux dieux d'un tel événement.

Cunllle die un petit mot d'ironie à Plautine, et Ta dans son apparu Cernent.

364 OTHON

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