‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 3)Chapitre 202 sur 278 · SCÈNE Y · texte numérisé non relu

SCÈNE Y

MARTIAN, PLAUTINE, ATTICUS.

Allez-y renfermer les pleurs qui vous échappent Les désastres d'Otfaon ainsi que moi vous firappent; Et, si Ton avoit cru vos souhaits les plus doux, Ce grand jour le verroit couronner avec vous.... Voilà, voilà le fruit de m avoir trop aimée; Voilà quel est leffet.»..

mârtian.

Si votre ame enflammée....

PLAUTINE.

Vil esclave, est-ce à toi de troubler ma douleur? Est-ce à toi de vouloir adoucir mon malheur, A toi, de qui Tamour m'ose en offrir un pire?

MARTIAN

Il est juste d'abord qu'un si grand cœur soupire. Mais il est juste aussi de ne pas trop pleurer Une perte facile et prête à réparer.

Il est temps qu'un sujet à son prince fidèle Remplisse heureusement la place d'un rebelle :

' Non seulement Plautine demeure sur la scène , et s'occupe à répondre par des injures à Famour du ministre d'état Martian; mais cfi f^rand ministre d'état, qui devrait avoir par^tout des serviteurs flt dAs émissaires, ne sait rien de ce qui s'est passé; il croit une fiiiiise nouvelle, lui qui devrait avoir tout fait pour être infom^é de |« v^ritf^ : il est pris pour dupe par cet Atticus , comme l'empereur,

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