‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 3)Chapitre 245 sur 278 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

COTYS, AGÉSILAS, XÉNOCLÈS.

AGÉSILAS

Si VOUS n'êtes, seigneur, plus mou ami qu'amant, Vous me voudrez du mal avec quelque justice ; Mais vous m'êtes trop cher pour souffrir aisément Que vous vous attachiez au père d'Elpinice :

Non qu'entre un si grand homme et moi Ce qu'on voit de froideur prépare aucune haine ; Mais c'est assez pour voir cet hymen avec peine

Qu'un sujet déplaise à son roi.

D'aiUeurs, je n'ai pas cru votre ame fort éprise : Sans l'avoir jamais vue, elle vous fut promise; Et la foi qui ne tient qu'à la raison d'état Souvent n'est qu'un devoir qui gêne, tyrannise, Et fait sur tout le cœur un secret attentat.

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