‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 3)Chapitre 26 sur 278 · ACTE II, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IL

SERTORIUS

Ce soupir redoublé >....

VIRIATE

M achevez point; allez :

Je vous obéirai plus que vous ne voulez.

' Ce soupir redoublé achève de dégrader Sertoffina. Qu'Achille aime autrement qtte TytiA» et Philène.

Un vieux capitaine romain qui fait remarquer ses 8oupirs>à sa maîtresse est au-dessous de Tyrcis ; car Tyrcis soupirera sans le dire, et ce sera sa maitrewe qui s'en apercevra*

Qu'un amant passionné soit attendri, ému, troublé^ qu*il soupire; mais qu*il ne dise pas^ Voyez comme je suis attendri^ comme je suis ému, comme je suis touché, comme je soupire. GetCe pusillanimité dans laquelle CorneiBe fait tomber Sertorius et Viriate est une preave bien nanifeate de ce que nolis avons dit tant de fois, que Tamour s*était emparé du théâtre très lonç-temps avant Racine; qu'il n*y avait aucune pièce où cette passion n'entrât, et c'était presque toujours mal à propos. Encore une fois Famour n'a jamais bien été traité que dans les scènes du Cid , imitées de Guillem de GâtCro, jusqu'à l'^iM^roma^ue de Racine: je dis jusqu'à XAndromaque; car, dans U Tkébeade et dans ÏAlexmmdm!^ on sent que Racine ««It la manvaiie ro«te que GonMîH* avait tracée; c'est ranique raison peut^tre pe«r laquelle ces deux pièoM nmtk» ressent point dii'èvuc

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