‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 105 sur 248 · MARTIAN, GARDES · texte numérisé non relu

MARTIAN, GARDES

phogâs, à Héraclius.

Toi, cependant, ingrat, sois mon fils, si tu veux. En Tétat où je suis , je n ai plus lieu de feindre. Les mutins sont domptés, et je cesse de craindre.

(à Pukhérie.) Je vous laisse tous trois. Use bien du moment Que je prends pour en faire un juste châtiment; Et, si tu n'aimes mieux que Tun et Fautre meure. Trouve, ou choisis mon fils, et Tépouse sur l'heure *; Autrement, si leur sort demeure encor douteux, Je jure à mon retour qu ils périront tous deux*. Je ne veux point d'un fils dont l'implacable haine Prend ce nom pour affront, et mon amour pour gêne^ Toi....

' Est-ce là le temps d'un mariage ? de plus , Phocas doit-il faire sur-le-champ sa belle fille d'une personne dont il connaît la haine implacable? il n'a nul besoin d'elle, puisqu'il se croit maître de l'état; il les laisse tous trois : qu'en espère-t-il?il a vu qu'il est haï de tous les trois ; il doit penser qu'ils tiendront conseil contre lui- Ne v'jit-on pas un peu trop que c'est uniquement pour ménager une scène entre Pulchérie et les deux princes?

* Il faui^je jure qu h mon retour ik....

' On ne prend point un amour pour gène; il veut dire que sa tendresse gêne Héraclius : on ne dit pas non plus : prendre un nom pour affront^ mais pour un affront.

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