‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 107 sur 248 · HÉRACLIUS, MARTIAN, PULCHÉRIE · texte numérisé non relu

HÉRACLIUS, MARTIAN, PULCHÉRIE

"" PULCHÉRIE

Le lâcbe, il vous flattoit lorsqu'il trembloit dans Tame

Mais tel est d'un tyran le naturel infâme :

Sa douceur n'a jamais qu'un mouvement contraint;

S'il ne craint, il opprime; et s'il n'opprime, il craint.

L'une et l'autre fortune en montre la foiblesse;

L'une n'est qu'insolence, et l'autre que bassesse ■.

A peine est-il sorti de ses lâches terreurs

Qu'il a trouvé pour moi le comble des horreurs.

Mes frères, puisque enfin vous voulez tous deuxl ê Si vous m'aimez en sœur, faites-le moi paroître.

HÉRACLIUS

Que pouvons-nous tous deux , lorsqu'on tranche nos jou

PULCHÉRIE

Un généreux conseil est un puissant secours.

fait à Pulchérie de l'ëpouser , donne lieu à une dissertation dans la scène suivante. Il semble que Fempereur ne laisse M artian , Héradius et Pulchérie ensemble , que pour leur donner lieu d'amuser la scène en attendant le dénouement.

' Si Pulchérie et ces princes étaient des personnages agissants , Pulchërie ne débiterait pas des sentences. Phocas n'a point montré de bassesse ; c'est un père qui cherche à connaître son fiU ; il n'y a là rien de bas.

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