HÉRACLIUS, MARTIAN, PULCHÉRIE
"" PULCHÉRIE
Le lâcbe, il vous flattoit lorsqu'il trembloit dans Tame
Mais tel est d'un tyran le naturel infâme :
Sa douceur n'a jamais qu'un mouvement contraint;
S'il ne craint, il opprime; et s'il n'opprime, il craint.
L'une et l'autre fortune en montre la foiblesse;
L'une n'est qu'insolence, et l'autre que bassesse ■.
A peine est-il sorti de ses lâches terreurs
Qu'il a trouvé pour moi le comble des horreurs.
Mes frères, puisque enfin vous voulez tous deuxl ê Si vous m'aimez en sœur, faites-le moi paroître.
HÉRACLIUS
Que pouvons-nous tous deux , lorsqu'on tranche nos jou
PULCHÉRIE
Un généreux conseil est un puissant secours.
fait à Pulchérie de l'ëpouser , donne lieu à une dissertation dans la scène suivante. Il semble que Fempereur ne laisse M artian , Héradius et Pulchérie ensemble , que pour leur donner lieu d'amuser la scène en attendant le dénouement.
' Si Pulchérie et ces princes étaient des personnages agissants , Pulchërie ne débiterait pas des sentences. Phocas n'a point montré de bassesse ; c'est un père qui cherche à connaître son fiU ; il n'y a là rien de bas.