ACTE V, SCÈNE VI. U2r
MAIITIA^.
Vous aviez commencé tantôt d'y consentir.
PULCHÉRie.
Ah ' princes, votre cœur ne peut se démentir;
Et vous Tavez tous deux trop grand, trop magnanime.
Pour souffrir sans horreur l'omhre même d'un crime.
Je vous connoissois trop pour juger autrement,
Et de votre conseil, et de révénemenl;
Et je n'y déférois que pour vous voir dc'dire.
Toute fourbe est honteuse aux cœurs n.^s pour 1 empire.
Princes, attendons tout, sans consentir ù rien.
HÉRACLIUS
Admirez cependant quel malheur est le mien :
L'obscure vérité que de mon sang je signe.
Du grand nom qui me perd ne me peut rendre digne ' ; On n'en croit pas ma mort; et je perds mon trépas. Puisque tuouranL pour lui je ne le sauve pas.
M.VllTIiPI.
Voyez d'autre côté quelle est ma destinée,
Madame : dans le cours d'une seule journée.
Je suis Hcraclius, Léonce, et Martian;
Je sors d'un empereur, d'un tiihun, d'un tyran.
De tous trois ce désordre en un jour me fait naître.
Pour me faire mourir enfin sans me connoltre.
PULCHÉ.ME.
Cédez, cédez tous deux aux rigueurs de mon sort; Il a fait contre vous un violent effort ' .
' Ces vers ne soiil p.ia moins obscurs ; l'obicure vérité qu'il signe ne petit le renjre digne du nom ijui le perdi
'Un son qui fait uu efforl! Presque aucune expression ii'p>i
222 HÉRACLIUS
Votre malheur est grand; mais, quoi qu'il en succède La mort qu'on me refuse en sera le remède; Et moi.... Mais que nous veut ce perfide?