t;ONSTA!NTINE
(à HémcUm.) Ah ! vons êtes mon frère !
IIÉUACLIUS, à l'ulc/iéiie .
Et c'est licureuscmcnt Que le trouble éclaircî vous Ivind ii votre amant.
LÉONTINE, à Uéracîins.
Vous en saviez assez pour éviter l'inceste, Et non pas pour vous rendre un tel secret funeste.
[iiMarlim.) Mais pardonnez, seigneur, l» mon zèle parfait Ce que j'ai voulu faire, et ce qu'un autre a fait.
croyez vous être souUli du sang de votre jièrr , vous avez puni Fussassla du vitre'.
' Toiil ceta ressemble penl-i-Ue plus aune quESlion JVut, à un procès par écrii, qu'au (lathélique J'uiie irngtdie.
• Le plan qne ,iro|-u=( \.i v,,l "i .l-,,,, ,,,-;;,, iiiik hi'.ime -
aprouveld pruFouil--, ■ i I„iiirr; .■! -l'il
ataitsoavfnid6.'L'lc>|>|'<' .i ... .,,:\< , It d>^s criu- •inndcino(E,Ueil(iiaiii m.iiii.. .,i ,!:„... ,1. jii.; ii. ilk- 1'.
!i3o HÉRACLIUS,
MâRTIâN.
Je ne m'oppose point à la conunune joie :
Mais souffrez des soupirs que la nature envoie. Quoique jamais Phocas n'ait mérité d'amour, Un fils ne peut moins rendre à qui Ta mis au jour: Ce n est pas tout d'un coup qu'à ce titre on renonce.
HÉRACLIUS
Donc, pour mieux l'oublier, soyez encor Léonce'; Sous ce nom glorieux aimez ses ennemis.
Et meure du tyran jusqu'au nom de son fils^ !
(à Eudoxe,) Vous, madame, acceptez et ma main et l'empire En échange d'un cœur pour qui le mien soupire^.
EUDOXE, à Héraclius.
Seigneur^ vous agissez en prince généreux 4.
HÉRACLIUS, à Exupère et à Amintas, Et vous, dont la vertu me rend ce trouble heureux ^
' On a déjà dit que ce mot donc ns doit jamais commencer un vers.
* Il semble que ce soient les ennemis de Léonce ; il entend apparemment les ennemis de Phocas.
3 On ne peut dire que dans le style de la comédie , en échange d*un cœur.
Remarquez encore que ce mariage n*est point un échange cTun ; cœur contre une main ; ce sont deux personnes qui s'aiment.
^ Il faut dans la tragédie autre chose que des compliments ; et celui-ci ne paraît pas convenable entre deuk personnes qui s'aiment.
Rendre un trouble heureux à quelqu'un ; cela n*est pas français.
En général, la diction de cette pièce n*est pas assez pure, assez élégante , assez noble. Il y a de très beaux morceaux : l'iû-