JUGEMENT DE LA HAIÎPE SUR HÉRACLIUS
Corneille prit des Espagnols le sujet A'IIéraclius, comme celui du Ct'rf, mais en y faisant beaucoup plus de changements, et empruntant moins dans les détails. Ces vers si connus :
O malheureux Phocas! it irop lieureui Maurice! Tu retrouvDs iIfui Sis pour mourir après loi, El je n'en puis trouver pour rrgner après moi,
sont en effet de Caldéron ; mais ce sont les seuls qu'il ait fournis à son îmit;<teur. L'intrij^ue d'ailleurs est fort différente : la fable de l'auteur espagnol est chargée d'épisodes; celle de Corneille est une. Il est vrai que les ressorts sont d'une complication qui va jusqu'à l'obscurité. C'est à propos S! Héradlus que Boileau, dans ion j4rt poétt'ffue , censure l'auteur,
.... Qui, d.:brouilla>il mal une pruible intrigue. D'un diYerlisseuie.il .lous fail une falieue.
Ceux qui ont pris leur parti d'admirer tout dans im auteur illustre, ont prétendu, maljjré Itoileau , que cette multiplicité de ressorts, dont il est diflicile de suivre le jeu, prouve une très jjrande force de composition. Ce peut cire, je ne veux pas les démentir; mais je crois qu'il y en a davantage à produire de grands effets avec des moyens très simples, connue dans les trois premiers actes des Noraces. C'est là, ce me semble, la véritable force et le premier mérite d'une