SCENE I
CASSIOPF,, PEIîSÉE; ^litl ue l.\ jiHiNt.
Jcoéreux iuconnu rjui chez tous les nionni'ijuc.'^ 'ortez de vos vertus les éclatantes inarqiios, il dont l'aspect suffit à convaincre nos yeux ^e vous sortez du sanj; ou des rois ou des dieux, ^uisquevous avez vu le stijet de ne crime'
■ Le iujet de ce crime. '■< itime ';(or"-ui , /Hi'fji'iiï, '''■-> ii'u"
Que chaque mois expie une telle victime, Cependant qu'en ce lieu nous attendrons le roi, Soyez-y juste juge entre les dieux et moi.
Jugez de mon forfait, jugez de leur colère; Jugez s'ils ont eu droit d'en punir une mère. S'ils ont dû faire agir leur haine au même instaitt.
PERSÉE
J'en ai déjà jugé, reine, en vous imitant; Et si de vos malheurs la cause ne procède Que d'avoir fait justice aux beautés d'Andromède, Si c'est là ce forfait digne d'un tel courroux^
viigabondsy et tonte cette longue et inutile description de la jalousie des Néréides qui se choisissent six fois y pouyaient être les défiiatida temps ; et il était permis à Corneille de s*é^arer dans un genre qui n était pas le sien. Ce genre ne fut perfectionné par Quinault que plus de trente ans après. Voyez comme , dans sa tragédie-opéra de Persée etAndromède^CaLSsio'pe raconte la même aventure, comme il n'y a rien de trop dans son récit , comme il ne fait point le poète mal à propos ; tout est concis, vif, touchant, naturel, harmonieux:
Heureuse épouse , tendre mère ,
Trop vaine d'un sort glorieux , Je n'ai pu m'empêcher d'exciter la colère De l'épouse du dieu de la terre et des cieux : J'ai comparé ma gloire à sa gloire immortelle : La déesse punit ma fierté criminelle ; Mais j'espère fléchir son courroux rigoureux.
J'ordonne les célèbres jeux Qu'à l'honneur de Junon dans ces lieux on prépare ; Mon orgueil offensa cette divinité ,
Il faut que mon respect répare
Le crime de ma vanité.
Les dieux punissent la fierté.
11 n'est point de grandeur que le ciel irrité