‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 130 sur 248 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

(Ju;ind pour la mieux flatter vous me faites un crime,

Doût la civilité me foret; de juger

Que vous ne m'accuse/, qu'afin de m'obliger.

Si quelquefois les dieux pour des beautés mortelles

Quittent de leur séjour les clartés éternelles,

Ces naémes dieux aussi, de leur grandeur jaloux,

Ne font pas chaque jour ce miracle pour nous :

Et, quand pour l'espérer je serois assez folle',

Le roi , dont tout dépend , est homme de parole ;

Il a promis sa fdle, et verra tout périr

Avant qu'à se dédire il veuille recourir.

Il tient cette alliance et glorieuse et chère :

Phinée est de son sang , d est fils de son frère.

PEIISÉE.

Iteine, le sang des dieux vaut hien celui des rois. ]Mais nous en parlerons encor quelque autre fois. Voici le roi qui vient.

' Ce terme folle , et celui de civilM, et le luu de ce Uiscours,

sont bourgeois, tanilU qu'il s'agit de dieux et de viclinies ; c'iilail ua ancien usage, dont Corneille ne s'est défait que dans les grand» morceaux de' ses belles tragédies ; cet usage n'était fondé que sui la négligence des auteurs , et sur le peu d'usage qu'ils avaient du monde. Les bienséances du iljle n'ont l'ié connues que pa:

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