‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 148 sur 248 · C.KPlii.V · texte numérisé non relu

C.KPlii.V

Arrêtez; ce nuage enferme une tempête Qui peut-être déjà menace votre têle.

N'irritez plus les dieux déjà trop irrités.

piirsÉE.

Qu'il crève, te nuage, et que ces déitcs....

C É P H Iv E.

Ne Irs irritez plus, vous dis-je, et prenez garde... .

l'HiKÊr:.

A les trop irriter quest-ce que je hasarde?

Que peut craindre un amant quand il voit tout perdu? Tomlie, tombe sur moi leur foudre s'il m'est dû; Mais s'il est quelque main assez lâclie et traîtresse Pour suivre leur caprice et saisir ma princesse, Seigneur, eucor un coup, je jure ses beaux yeux, Et mes uniques rois, et mes uniques dieux..,.

ÉOLE, au milieu de l'air.

Téméraire mortel, n'en dis pas davantage; Tu n'obliges que iiop les dieux à te haïr :

Quoi que pense attenter Torgueil de ton courage. Ils ont trop de moyens de se faire obéir.

Connois-moi pour ton iufortune;

Je suis Éole, roi des vents.

3oa ANDROMÈDE.

Partez, mes orageux suivants,

Faites ce qu ordonne Neptune.

(Ce commandement d'Éole produit un spectacle étrange et merveilleux tout ensemble. Les deux vents qui étoient à ses côtés suspendus en Tair , senvolent , Fun à gauche et 1 autre à droite : deux autres remontent avec lui dans, le ciel sur le même nuage qui les vient d'apporter ; deux autres , qui étoient à sa main gauche sur les aîles du théâtre , s'avancent ao milieu de l'air, où, ayant fait un tour, ainsi que deuxtouilHllons, ils passent au côté droit du théâtre, d'où' les dest derniers fondent sur Andromède , et , l'ayant saisie chacHD pir un bras, ils l'enlèvent de l'autre côté jusque dans les nues.)

O ciel !

CÉPHÉE

Ils Font saisie, et Fenlévent en l'air;

PHINÉE

Ah ! ne présumez pas ainsi me la Vûkr ;

Je vous suivrai par-tout malgré votre surprise.

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