‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 247 sur 248 · ACTE V, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VIII

Et le mien vous payoit ce que devoit le sang.

CAHLOS, à dona Elvire.

Si vous m'aimez encore, et m'honorez en frère. Un époux de ma main pourroit-il vous déplaire?

D, ELVIBE.

Si don Alvar de Lune est cet illustre époux ,

Il vaut bien à mes yeux tout ce qui n'est point vous.

CARLOS, à dona Elvire.

Il honoroit en moi la vertu toute nue.

(à don Manri(jue et a don Lope.) Et vous, qui dédaigniez ma naissance inconnue, Comtes, et les premiers en cet événement Jugiez en ma faveur si véritablement.

Votre dédain fut juste autant que son estime; C'est la même vertu sous une autre maxime.

D. RAiMOND, à dona Isabelle.

Souffrez qu'à l'Aragon il daigne se montrer.

Nos députés, madame, impatients d'entrer....

H. ISABELLE

Il vaut mieux leur donner audience publique, Afin qu'aux yeux de tous ce miracle s explique. Allons; et cependant qu'on mette en liberté Celui par qui tant d'heur nous vient d'être apporté; Et qu'on l'amène ici, plus heureux qu'il ne pense, Eecevoir de ses soins la digne récompense.

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