‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La Harpe (volume 4)Chapitre 32 sur 248 · ACTE 1, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE

Martian dcmeiuoit oti uioit ou piUoimiei- ' . Avant que d'y périr, s'il faut qu'il y périsse , Qu'il vous laisse un neveu qui le boit de MLiutice, Et qui, réunissaat l'une et l'autre maisun,

sible est mauvabe ; c'est une rj^glu qui ne souffle point d'eicej)lioa : or, quel peiuire pourrait rcprtseiiler une itliie qui lombe

■ On ne peut dire qu'un lio

mme sera

it de

.eurtf mort s

onuc

l'avait secouru. Cas mots, <l

■meurer mort.

içnlKenl qu

il ëiait

mort en effet. On peul biei

dire qu'

a de

meureraii estropie,

parcequ'un esiropiê peut ^ae

rir, qu'on

den.

eurerai. pris

onuier ,

pareequun prisoi.nier peut é

re délivre

: ma

s non pas qu

unde-

meureraii mort, parcequ'un a

ort ne re

su^c

epas.

■ Ce» ici où Voltaire s'«|ilii]uc

saui dt^ioB,

:Uvc

11, «ni aucun

lion . que l'on jiuiuc peiudre chai:

a«n>àa^l,

ri^. Oo De revient |>a

uemeDl qu'une idée aaui bizarre,

iu^sL dL-slr

uetiyi-

de loulc pntii

, ait f.u

le former daiu la léle d'un hoinme

i(ui min !C

[ avait cullivé

.ie l'art de. yen, mai> qui en sva

fait d'eie

Ueo»

Hieu ue pruiiv

emieui

neiUe , il temlilerail que Voltaire eAl oublie que lui-iiiïme a«ai[ elé ihil'if.

elcouilHen il pourraïl induire eu erreur les jennes gêna qui, turla loi de ion nom , croiraieol ne pouvoir pas choisir de meilleur euide, Quel est le

aom qui chatouitU l'orgiieUUnse jbibhisst mine àgrands pas vers sa chute; des pleo

m,.j ya.

Jtmnii; dci murs qui Tonl prendre (a/ioroli'. lit ■ ..

* la Jiireur des fols, etc. , elc. ?

nfandrut tran^rire (oui Racine et tout Boileau

« l'on voulait

pui»e

louieslesméiaphom hardie} dnm leur )>gt<iiL- r,i a

iin.-p.cLqui-p

loo HÉRx\CLIUS.

Tire chez vous Tamour qu'on garde pour son n(Mu>.

PHOCAS

Hélas! de quoi me sert ce dessein salutaire, Si pour en voir l'effet tout me devient contraire*? Pulchérie et mon fils ne se montrent d'accord Qu'à fuir cet hyménée à l'égal de là mort; Et les aversions entre eux deux mutuelles

' On a déjà repris ailleurs cette expression, tirer Vamouf; on ne tire Tamour chez personne.

* Tout me devient contraire pour en voir Veffet n'est pas français; c'est un solécisme.

aucun peintre n'entreprendrait de peindre. Molière , La Fontaine luiHODénic, en sont pleins ; et Voltaire , quoiqu'il n'ait que médiocrement enrichi la langue poétique , en offrirait en foule : comment donc a-t-il pa se permettre ce paradoxe insoutenable ? 11 est , nous le répétons y des métaphores vicieuses, et l'on pourrait en citer quelques unes dans nos meilleurs poètes, l'elle est celle-ci , par exemple , empruntée d'une des plus belles tragédies de Voltaire :

Nous préserve le ciel de ce funeste abus , Berceau de la mollesse , et tombeau des vertus !

Un abus qui se trouve berceau et tombeau , dans le même vers , est évidemment une figure que le bon goût réprouve. 11 en serait de même de ce compliment si déplacé de Polyphonte à Mérope :

Je sais que vos appas , encor dans leur printemps , Pourraient s'effaroucher de l'hiver de mes ans.

Certainement aucun peintre ne pourrait représenter ces jeunes appas qui s'effarouchent d'un hiver : mais ce n'est point là le vice de cette métaphore, c'est qu'elle est pleine de recherche et d'aifeciation. Nous ne nous arrélerons donc plus ni à cette singulière imagination , que Voltaire renoavdie de temps en temps, ni à son idée , non moins étrange , d'essayer les vers en les mettant au creuset de la prose. Ces deux paradoxes auraient pu déshonorer son commentaire , s'il n'était rempli d'ailleurs de remarqua très précieuses, et sur le caractère parùculier du génie de Corneille, et snrrari de la tragédie. P.

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