PHOCAS, PULCHÉRIE, CRISPE
PHOCAS
Enfin, madame, il est temps de tous rendre.
Le besoin de l'état défend de plus attendre; Il lui faut des Césars, et je me suis promis D'en voir naître bientôt de vous et de mon fils. Ce n'est pas exiger grande reconnoissance Des soins que mes bontés ont pris de votre enfance. De vouloir qu'aujourd'hui, J)our prix de mes bienfaits. Vous daigniez accepter les dons que je vous fais. Ils ne font point de honte au rang le plus sublime; Ma couronne et mon fils valent bien quelque estime' : Je vous les offre encore après tant de refus; Mais apprenez aussi que je n'en souffre plus, Que de force ou de gré je me veux satisfaire*, Qu'il me faut craindre en maître, ou me chérir en père,
des ordres y car le je doit gouverner toute la phrase. Ne nous rebutons point de ces remarques grammaticales; la langue ne doit jamais être violée. Phocas parle très bien et très convenablement; je ne sais si on en peut dire autant de Pulchérie.
' Le rang le plus sublime! et une couronne et un fils qui valent de V estime î Est-ce là fauteur des beaux n^orceaux de Cinna?
^ Se satisfaire n'est pas le mot propre; on ne dit je veux me satisfaire que dans le discours familier; je veux contenter mes goûts, mes inclinations, mes caprices.
Mais enfin dans la vie il faut se satisfaire.
Molière.
Je veux me satisfaire de gré est un pléonasme ; et je vchx me sa—