ACTE I, SCÈKE II. ii
Toi, si quelque reinorJs te duuDc un juste effroi, ors du trône, et te-taîsse abuser rninme moi ' ; 'rends cette occasion de te fiiire justice,
PHOCiS.
^i,je me la ferai bientôt par ton supplice:
Ma bonté ne peut plus arrêter mon devoir; Ma patience a fait pai-delà son pouvoir'-
Qui se laisse outrager mérite qu'où Toutrage ;
Et l'audace impunie enfle trop un courage.
Tonne, menace, brave, espère en de faux bruits,
Fortifie, affermis ceux qu'ils auront séduits;
Dans ton ame à ton gré cbauge ma destinée ;
Mais choisis pour demain la mort ou Ihyménée'.
PULCHÉRIE
Il n'est pas pour ce choix besoin d'un {jnnid effort
' Elle fait deux fois celte proposition, el la secUDtle est Lien UdlnE forte que la première ; mais peui-elle scrieusemenl lui pail«i ainsi? Je sais qne ces bravades réussissent auprès du parterre j "ùa je doute qu'un lecteur instruit les approuve , quand elles ne s^ntpas nécessaires, et quand elles sont si fortes qu'elles doivent tompre tout commerce entre les Jeun interlocuteurs.
' Comment une patience fait-elle par-delà son pouvoir? jamais °a ne peut faire que ce qu'on peut.
Phocas euËn la menace ; mais quelle rait^on a-t-it de persister a lui faire épouser son Gis , qui ne veut pas d'elle , et dont i!lle ne 'tat pas ? Il n'en a d'autre raison que celle qui lui a été suggérée pr son confident Crispe a la première scène. Crispe lui remontre qoG ce mariage attirerait à la maison de Phacas l'affeciiun du L fsuple, qu'on suppose atlaché à ta niaisau de Maurice; mais I3 implacable el juste de Pulchérie dctruil cette raison. N'au- I nil4l pas fallu que les grands el le peuple eussent demandé U l "««iaEe de Pulchérie et de Martian?
ii4 HÉRAGLIUS.
A qui hait rhyménée, et ne craint pmnt la mort.
PHOCAS
Dis, si tu veux encor , que ton cœur la souhaite '.