ACTE tll, SCÈNE H
Si de ton fils sauvé j'ai rappelé l'image, J'ai voulu de Léonce étaler le courage, afin qu'en le voyant tu ne doutasses plus Jusques où doit aller celui d'Héraclius.
Je me tiens plus heureux de périr en monarque, Que de vivre en éclat sans en porter la marque' ; Et puisque pour jouir d'un si glorieux sort Je n'ai que ce moment qu'on destine à ma mort, Je la rendrai si belle et si digne d'envie, Qiie ce moment vaudra la pins illustre vie.
M'y feisant donc conduire, assure ton pouvoir. Et délivre mes yeux de l'Iioneur de te voir,
PHOCAS
Kous verrons la vertu de cette ame hautaine, taites-te retirer en la chambre prochaine.
Crispe; et qu'on me l'y garde, attendant que mon choix Pour punir sou forfait vous donne d'autres lois,
MARTIAL, ù l'ulchérie.
Adieu, madame, adieu ; je n'ai pu davantage.
Ma mort vous va laisser encor dajis l'esclavage : Le ciel par d'autres mains vous en daigne affranchir!
' Toujours monarque el marque. Oa ne dit pas vivre en éclat,
' Attendant ijue mon ehaix, i-e n'est pas là te mat propre ; il 'EUI dire en allCDdaiiL que j'ea dispose, en attendant que loutsuil ^lairci : du reste on sent assez que celte scène est {jrsii de et pathétique. Il est vrai que Pulchcrie y joue un rôle désagréable ; elli: pai un mot à placer. Il faut , autant qu'on le peut , qu'un pprimnage principal ne devieniii^ p3, iuutile ddiis la scène lu pKiï ialére^aante pour lui.