ACTE IV, SCÈNE V
Qui, ne faisant qu'aigrir votre ressentiment,
Vous donne peu de jour pour ce discernement.
Laissez-la-moi, seigneur, quelques moments en garder
Puisque j'ai commencé, le reste me regarde :
Malgré Fobscurité de son illusion,
J'espère démêler cette confusion.
Vous savez à quel point lafiFaire m'intéresse'.
PHOCAS
Achève, si tu peux, par force, ou par adresse,
Exupère; et sois sûr que je te devrai tout.
Si lardeur de ton zélé en peut venir à bout.
Je saurai cependant prendre à part l'un et l'autre;
Et peut-être qu'enfin nous trouverons le nôtre 3.
Agis de ton côté; je la laisse avec toi :
Gêne, flatte, surprends. Vous autres, suivez moi 4.
* Peu de jour pour un discernement y (juelt^ues moments en garde; sont de petits défauts; le plus grand, si je ne me trompe, c'est qne Léontine et cet Exupère traitent toujours un empereur éclairé et redoutable comme on traite un vieillard de comédie qu'on fait <bimer dans tous les panneaux.
* Gomment ce subalterne peut-il faire entendre que l'affaire J'intéresse particulièrement? quel autre intérêt peut-il être supposé y prendre devant Phocas, que l'intérêt d'obéir à son maître? mais il répond à sa pensée; il entend qu'il y va de sa vie, s*il Qe vient à bout de trahir Phocas.
^ Le nôtre est incorrect et comique; il est incorrect, parcequc :^e nôtre ne se rapporte à rien ; il est comique , parceque le nôtre îst familier, et qu'un prince, qui veut dire peut-être qu'en fin je découvrirai mon fils^ ne dit point, en changeant tout d'un coup le linguliei en pluriel , nous trouverons le nôtre.
4 Vous autres ne se dit point dans le style noble.
198 HÉRACLIUS