‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 149 sur 285 · ACTE H, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE II

M A HT I AN

C'est à faire à périr pour le meilleur parti : Il ne m'en peut coûter qu'une mourante vie Que l'âge et ses chagrins m auront bientôt ravie.

Pour voua, qui d'un autre œil regardez ce danger, Vous avez plus à vivre et plus à ménagei'; Et je n'empêche pas qu'auprès de la princesse Votre zélé n'éclate autant qu'il s'intéresse. Vous pouvez l'avertir de ce que vous croyez, Lui dire de ce choix ce que vous prévoyez, ■Lui proposer sans fard celui quelle doit faire : La vérité lui plaît, et vous pourrez lui plaire. Je changerai comme elle alors de sentiments.

Et tiens mon ame prête à ses commandements.

ASP A H,

Parmi les vérités il en est de certaines Qu'on ne dit point en face aux têtes souveraines, Et qui veulent de nous nn tour, un ascendant. Qu'aucun ne peut trouver qu'un ministre prudent; Vous ferez mieux valoir ces marques d'un vrai zèle : M'en ouvrant avec vous je m'acquitte envers elle; Et n'ayant rien de plus qui m'amène en ce lieu , Je vous en laisse maître, et me retire. Adieu.

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