ACTE H, SCÈNE II
Vous vous fassiez aimer, et payiez ma conquête. De l'aimable feçon (ju'il vous traite aujourd'hui li a trop mérité ces tendresses pour lui.
D'ailleurs, s'il faut qu'on l'airae, ilestbonqu'on le craigne. Mais c'est cet Attila qu'il laut que je dédaigne. Pourrez-vous hautement me tirer de ses mains, Et braver avec moi le plus fier des humains?
VALAMIR
Il n'en est pas besoin, madame : il vous respecte; .
Et bien que sa fierté vous puisse être suspecte, A vos moindres froideurs, à vos moindres dégoûts. Je sais que ses respects me douneroient à vous.
HoaoRii;.
Que j'estime assez peu le sang de Théodose Pour soufirir qu'en moi-même un tyran en dispose, Qu'une main qu'il me doit me choisis.se un mari, Et me présente un roi comme son favori ?
Pour peu que vous m'aimiez , seigneur, vous devez croire Que rien ne m'est sensible à l'égal de ma gloire. Régnez comme Attila , je vous préfère à lui ; Mais point d'époux qui n'ose en dédaigner l'appui, Point d'époux qui m'abaisse au rang de ses sujettes. Enfin, je veux un roi : regardez si vous l'êtes; Et quoi que sur mon cœur vous ayez d'ascendant, Sachez qu'il n'aimera qu'un prince indépendant. Voyez à quoi, seigneur, on connoit les monarques: Ne m'offrez plus de vœux qui n'eu portent les marques; Et soyez satisfait qu'on vous daigne assurer Qu'à tous les rois ce cœur voudroit vous préférer.
34 ATTILA