PULCHÉRIE, JUSTINE
CLLCHflRIR.
Que me dit-il, Justine, et de quelle retraite Ose-t-il menacer l'hymen qu'il me souhaite?
De Léon près de moi ne se fait-il l'appui Que pour mieux dédaigner de rae servir sous lui';' Le hait-il? le craint-il? et par quelle autre cause...,
JUSTINK,
Qui que vous épousiez, il voudra mémo chose.
PULCIIÉIIIK.
S'il étoit dans un fige à prétendre ma foi , Comme il seroit de tous le plus digne de moi, Ce qu'il donne à penser auroit quelque apparence: Mais les ans l'ont dû mettre en entière assurance.
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Que savons-Bous, madame^ est-il dessous les cicuv Un cœur impénétrable au pouvoir de vos yeux?
Ce qu'ils ont d'habitude à faire des conquêtes Trouve à prendre vos fers les smes toujours prêles :
a64 PULCHÉRIE.
L âge n en met aucune à couvert de leurs traita : Non que sur Martian j'en sache les effets ; Il m'a dit comme à vous que ce grand hyménée L'enverra loin d'ici finir sa destinée; Et, si j'ose former quelques soupçons confus. Je parle en général, et ne sais rien de plus. Mais pour votre Léon êtes-vous résolue A le perdre aujourd'hui de puissance absolue? Car ne l'épouser pas, c'est le perdre en effet.
PULCHÉRIE
Pour te montrer la gêne où son nom seul me met, Souffre que je t explique en faveur de sa flamme La tendresse du cœur après la grandeur d ame. Léon seul est ma joie , il est mon seul désir; Je n'en puis choisir d'autre, et n'ose le choisir : Depuis trois ans unie à cette chère idée.
J'en ai l'ame à toute heure, en tous lieux, obsédée; Rien n'en détachera mon cœur que le trépas, Encore après ma mort n'en répondrois-je pas, Et si dans le tombeau le ciel permet qu'on aime. Dans le fond du tombeau je l'aimerai de même. Trône qui m'éblouis, titres qui me flattez, Pourrez-vous me valoir ce que vous me coûtez? Et de tout votre orgueil la pompe la plus haute A-t-elle un bien égal à celui qu'elle m'ôte?
JUSTINE
Et vous pouvez penser à prendre un autre époux?
PULCHÉRIE
de n'est pas, tu le sais, à quoi je me résous. Si ma gloire à Léon me défend de me rendre,