‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 158 sur 285 · ACTE III, SCÈÎSF, II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈÎSF, II

De tout autre que lui l'amour sait me défendre. Qu'il est fort cet amour! sauve-m'en, si tu peux; Vois Léon, parle-lui, dérobe-moi ses vœux:

]M"eii faire un prompt larcin , c'est me rendre un service Qui saura m'arracher dos bords du précipice : Je le crains, je me crains, s'il n'engage sa foi. Et je suis trop à lui tant qu'il est tout à moi. Sens-tu d'un tel effort ton amitié capable?

Ce héros n'a-t-il rien qui te paroisse aimable?

Au pouvoir de tes yeux j'unirai mon pouvoir:

Parle; que résous-tu de faire?

JUSTINE

Mon devoir.

Je sors d un sang, madame, à me rendre assez vaine Pour attendre un époux d'une main souveraine; Et n'ayant point d'amour que pour ma liberté. S'il la faut immoler à votre sûreté.

J'oserai.... Mais voici ce cher Léon, madame; Voulez-vous....

PULCilKRlE.

Laisse-moi consulter mieux mon ame; Je ne sais pas encor trop bien ce que je veux : Attends un nouvel ordre, et suspends tous tes vœux.

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