‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 17 sur 285 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ARDARIC, VALAMIR.

Qu'avez-vous obtenu, seigneur, de la princesse;?

VALAMIR

Beaucoup, et rien. .1 ai vu pour moi quelque tentlressi;.

Mais elle sait d'ailleurs si bien ce qu'elle vaut,

Que si celle des Francs a le cœur au.ssi haut.

Si c'est à même prix, seigneur, qu'elle se donne.

Vous lui pourrez long-temps ofl'iir votre couronne.

Mon rival est haï, je n'en saurois doutei';

Tout le cœur est à moi , j'ai lieu de m'en vanter;

Au reste des mortels je sais qu'on me prélèie ,

Et ne sais toutefois ce qu'il faut que j'espère.

Voyez votre Ildione; et puisiîiez-vous, seigneur, Y trouver plus de jour à lire dans son cœur, Un esprit plus facile! OcUr sort de sa tente. Adieu.

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