‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 19 sur 285 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

ie l'ai vu dans la pain, je l'ai vu dans la guerre, Porter par-tout un front de niaitre de la terre. J'ai vu plus d'une fois de fières nations Désarmer son courroux par leurs soumissions.

J'ai vu tous les plaisirs de son ame hci-oïque N'avoir rien que d'aujjuste et que de magnifique; Et ses illustres soins ouvrir à ses sujets L'école de la guerre au milieu de la paix.

Par ces délassements sa noble inquiétude De ses justes desseins faisoit l'heureux prélude; Rt, si j'ose le dire, il doit nous être doux (^e ce héros les tourne ailleurs que contre nous. Je l'ai vu , tout couvert de poudre et de fumée, Donner le grand exemple à toute son armée.

Semer par ses périls l'effroi de toutes parts, Bouleverser les murs d'un seid de ses regards, Et sur l'orgueil brisé des plus superbes têtes De sa course rapide entasser les conquêtes.

Me me commandez point de peindre un si grand roi; Ce que j'en ai vu passe uo homme tel que moi : Mais je ne puis, seigneur, m'empécher de vous dire Combien son jeune prince est digne qu'on l'admire.

Il montre un cœur si haut sous un fiont déUcat, Que dans son premier lustre il est déjà soldat. Le corps attend les ans, mais lame est toute prête. D'un gros de cavaliers il se met à la tête.

Et, l'êpêeàlamain, anime l'escadron Qu'enorgueillit Thonueur de marcher sous sou non». Tout ce qu'a d'éclatant la majesté du père, Tout ce qu'ont de charmant les grâces de la mère.

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Tout brille sur ce front, dont Taimable fierté Porte empreints et ce charme et cette majesté. L'amour et le respect qu'un si jeune mérite.... Mais la princesse Tient, seigneur; et je vous quitte.

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