ACTE I, SCÈNE II. Ssjj
Je laimois.
EURYDICE
Et l'ingrat brise des nœuds si doux'
PALMIS.
Madame, est-il des cœurs qui tiennent contre vous? Est-il vœux ui serments qu'ils ne vous sacrifient? Sil'ingrat me trahit, vos yeux le justifient. Vos yeux qui sur moi-même ont un tel ascendant...
ELIHVDICE.
Vous demeurez l'i vous, madame, en le perdant; Et le bien d être libre ^isénaent vous console De ce qu'a d'injustice un manque de parole :
Mais je deviens esclave; et tels sont mes malheurs, Qu'en perdant ce que j'aime il faut que j'aime ailleurs.
PALMIS. ^
Madame, trouvez-votis ma fortune meilleure?
Vous perdez votre amant, mais son cœur vous demeure
Et j'éprouve en mon sort une telle rigueur,
Que la perte du mien m'enlève tout son cœur.
Ma conquête m'échappe où les vôtres grossissent;
Vous faites des captifs des miens qui s'affranchissent:
Votre empire s'augmente où se détruit le mien;
Et de toute ma gloire il ne me reste rien.
Err.YUiCE.
Reprenez vus captifs, rassurez vos conquêtes, Rétablissez vos lois sur les plus grandes têtes ; J'en serai peu jalouse, et préfère à cent rois La douceur de ma flamme et l'éclat de mon choix. La main de Suréna vaut mieux qu'un diadème.
Mais dites-moi , madame , est-il bien vrai qu'il m'aime ?
33o SDBÉNA.
Dites; et s'il est vrai, pourquoi fuit-il mes yeux?
PALMIS.
Madame, le voici qui vous le dira mieux.
EURYDICE
Juste ciel! à le voir déjà mon cœur soupire!
Amour, sur ma vertu prends un peu mmns d'empir^^