EURYDICE, SURÉNA
Je VOUS ai (ait prier de ne me plus revoir.
Seigneur: votre présence étonne mon devoir;
Et ce qui de mon cœur fit toutes les délices,
Ne sauroit plus m'ofiFnr que de nouveaux supplices.
Osez-vous l'ignorer? et lorsque je vous voi.
S'il me faut trop souffrir, soufiFrez-vous moins que moi
Souffrons-nous moins tous deux pour soupirer enseml
Allez, contentez-vous d'avoir vu que j'en tremble;
Et du moins par pitié d'un triomphe douteux.
Ne me hasardez plus à des soupirs honteux.
Je sais ce qu'à mon cœur coûtera votre vue;
Mais qui cherche à mourir doit chercher ce qui tue.
Madame, l'heure approche, et demain votre foi
Vous fait de m'oublier une étemelle loi ;
Je n'ai plus que ce jour, que ce moment de vie :
Pardonnez à l'amour qui vous le sacrifie,
Et soufirez qu'un soupir exhale à vos genoux,.