‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 269 sur 285 · ACTE IV, SCfïKE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCfïKE II

!Si, dis-je, un autre objet sous d\iutrcs lois l'enfjage,

Si, dans l'état où je vous voi,

Seule en ses mains et sans défense ,

Il va jusqu'à ta violence,

Sur qui vous vengera le roi, Ou de ce changement, ou de cette insolence?

PS VC lift.

Ma soBiir, vous me faites trembler.

Juste ciel! pour roi s- je être assez infortunée....

CYDIPPR.

Que sait-on ai dcja les nreuds de rhyménée....

PAS en f..

N'achevez pas, ce seroit m'accabler

AGLAIIRI-:.

Je n'ai plus qu'un mot lï vous dire.

Ce prince qui vous aime, et qui commande aux vents. Qui nous donne pour char les ailes du Zéphyre, Et de nouveaux plaisirs vous comble à tous moments. Quand îl rompt à vos yeux l'ordre delà nature, Peut-être à tant d'amour mêle un peu d'imposture; Peut-être ce palais n'est qu'un cncliantemcnt; Et ces lambris dorés , ces amas de richesses

Dont il achète vos tendresses, Dès qu'il sera lassé de souffrir vos caresses,

DisparoîtriHit en un moment.

Vous savez comme nous ce (jue peuvent les cbainie^

PSÏCUÉ.

Que je sens à mon tour de cruelles alarmes 1 A c. L A L' It E.

Notre amitié ne veut que votre bien.

45o PSYCHÉ.

PSYCHÉ

Adieu, mes sœurs, finissons Fentreden:

J'aime; et je crains qu on ne s'impatiente.

Partez; et demain, si je puis.

Vous me verrez ou plus contente.

Ou dans laccablement des plus mortels ennuis.

Nous allons dire au roi quelle nouvelle gloire. Quel excès de bonheur le ciel répand sur vous.

CTDIPPE.

Nous allons lui conter d'un changement si doux La surprenante et merveilleuse histoire.

PSYCHÉ

Ne Finquiétez pas, ma sœur, de vos soupçons;

Et quand vous lui peindrez un si charmant empire....

Nous savons toutes deux ce qu'il faut taire ou dire.

Et n'avons pas besoin sur ce point de leçons.

(Un nuage descend, qui enveloppe les deux sœurs de Psyché;

Zéphyrc les enlève dans les airs.)

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