SCENE I
HONGRIE, OCTAR, FLAVIE.
HONGRIE. . , , . .'
Allez, servez-moi bien. Si vous.^imez Flavie^ Elle sera le prix de m avoir biisn servie ; J'en dounç ma parole; et sa main est à vQus Dès que vous m'obtiendrez Vajamir pour époux.
OCTAR.
Je voudrois le pouvoir; j'assurerois, madame,
Sous votre Valamir mes jours avec ma flamme.
Bien qu'Attila me traite assez Qonfidemment,
Ils dépendent sous lui d'un malheureux moment:
Il ne faut qu'un, soupçon, un dégoût, un caprice,
Pour en faire à sa haine un soudain sacrifice :
Ce n'est pas. i^n esprit que je porte où je veux.
Faire un peu plus de pente au penchant de ses vœux,
L'attacher un peu, plus au p^rti qu'ils choisissent.
Ce n'est rien qu'avec moi deux mille autres ne puissent:
Mais proposer de front, ou vouloir doucement
Contre ce qu'il résout tourner son sentiment,
Combattre sa pensée en faveur de la vôtre ,
ATTH.A, <;■
C'est ce que nous n'osons, ni moi, ni pas un autic; Et si je hasai'dois ce contre-temps faial.
Je me perdrois, madame, et vous seivirois mal.
HOSORIE.
Mais qui l'attache à moi, quand pour l'autre il soupire?
OCTAIl.
La mort d'Aétius et vos droits sur l'empire.
II croit s'en voir par là les chemins aplanis;
Et tous autres souhaits de son cœur sont bannis.
Il aime à conquérir, mais il hait les batailles;
Il veut que son nom seul renverse les murailles;
Et, plus grand politique encor que grand guiTrier,
Il tient que les combats sentent l'aventurier.
Il veut que de ses gens le déluge effroyable
Atterre impunément les peuples qu'il accable;
Et prodigue de sang, il épargne celui
Que tant de combattants exposeraient pour lui.
Ainsi n'espérez pas que jamais il relâche,
Que jamais il renonce à ce choix qui vous fâche:
Si pourtant je vois jour à plus que je n'attends,
Madame, assurez-vous que je prendmi mon temps.