‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 45 sur 285 · ACTE V, SCÈNE H, -jy · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE H, -jy

N'est qu'un piège qu'il tend pour vous pertlrc tous deus Il veut, sous cet espoir, qu'il donne à l'un et laulre, Votre sang de sa main, ou le sien de la vôtre : Mais qui le serviroit seroit bientôt livré Aux troupes de celui qu'il auroit massacré; Et par le désaveu de cette obéissance Ce tigie assouviroit sa rage et leur vengeance. Oclar aime Flavie, et l'en vient d'avenir.

VA L A M I fi.

JSuric son lieutenant ne fait que de sortir:

Le tyran soupçonneux, qui craint ce qu'il mérite, A pour nous désarmer choisi ce satellite; Et comme avec justice il nous croit irrités.

Pour nous parler encor il prend ses sûretés.

Pour peu qu'il eût tardé , nous allions dans sa tente Surprendre et prévenir sa plus barbare attente. Tandis qu'il nous laissait cncor la liberté D'y porter l'un et l'autre une épée au côté.

Il promet à tous deux de nous la faire rendre Dès qu'il saura de nous ce qu'il en doit attendre, f^el est notre dessein, ou, pour en mieux parler, Dès que nous résoudrons de nous entre immoler. Cependant il réduit à l'entière impuissance Ce noble désespoir qu'il punit par avance.

Et qui, se faisant droit avant que de mourir. Croit que se perdre ainsi c'est un peu moins périr : Car nous aurions péri par la raain de sa garde; Mais la mort est plus belle alors qu'on la hasarde.

HOMUKIE.

Il vient, seigneur.

8o ATTILA.

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