SCÈNE V
BÉRÉNICE, TITE, DOMITIAN, DOMITIE, FLAVIAIN, ALBIN, PHILON, PLAUTINE.
TITE
O dieux! est-ce, madame, aux reines de surprendre? Quel accueil, quels honneurs peuvent-elles attendre, Quand leur surprise envie au souverain pouvoir Celui de donner ordre à les bien recevoir?
BÉRÉNICE
Pardonnez-le, seigneur, à mon impatience.
J'ai fait sous d'autres noms demander audience: Vous la donniez trop tard à mes ambassadeurs; Je n'ai pu tant attendre à voir tant de grandeurs; Et, quoique par vous-même autrefois exilée, Sans ordre et sans aveu je me suis rappelée, Pour être la première à UKîttrc à vos genoux Le sceptre qu'à présent je ne tiens que de vous, Et prendre sur les rois ret illustre avantage De \i)ur donner l'exemple à vous en faii e hommage.
Je ne vous dirai point avec quelles langueurs D'un si cruel exil j'ai souffert les longueurs : Vous savez trop...
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Je sais votre zèle, et l'adinire, Madame; et pour me voir possesseur de leuipire, Pour me rendre vos soins, je ne méritois pas Que rien vous pût résoudre à quitter vos états , Qu'une si grande reine en formât la pensée.
Un voyage si long vous doit avoir lassée. Conduise z -la , mon frère, en sou appartement.
CàFlavianetàAlbhi.) Vous, faites-l'y servir aussi pompeusement , Avec le même éclat qu'elle s'y vit servie Alors qu'elle faîsoit le bonheur de ma vie.
scèm: VI.
TITE, DOMITIK. l'f.Al TIM:, PIIILO.N.
IhOMITlE.
Seigneur, faut-il ici vous rendre votre foii*
Se regardez que vous entre la reine et moi;
Parlez sans vous contraindre, et me daignez apprendre
Où porte votre cœur ce qu'il sent de plus tendre.
TITE
Adieu, madame, adieu. Dans le truublcoiijesEiis, Me taire et vous quitter, c'est tout ce que je puis.
i3o TITE ET BÉRÉNICE,