‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 80 sur 285 · ACTE III, SCI^M; II. i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCI^M; II. i

Si vous vouliez passer pour VL'iitiiljle amant, Il falloit espérer jusqu'au dernier moujent; Il vous falloit....

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Eh bien! puisqu'il faut que j'espère, Madame, faites grâce à l'empereur mon frère, A la reine , à vous-même enfin , si vous m'aiiuez Autant qu'il \a paraît à vos yetix alarmés.

I.cs scrupules d'étal, qu'il falloit mieux combattre. Assez et trop lonj',-tetups nous ont gênés tous quatre : Hennissez des cœurs de qui rompt l'union Cette chimère en 'l'ite, en vous l'ambition.

Vous ti'ouverez au mien encor les mêmes flammes Qui, dès que je vous vis, charmèrent nos d(;n.t anies. Dès ce premier moment j'iidorai vos appas ; Dès ce premier moment je ne vous déplus [jas. .\i-je épargné depuis aucuns soins pour vous plaire? Est-ce un crime pour moi r|iie l'aînesse d'un frère? Et faut-il m'accablcr d'un éternel ennui Pour avoir vu lo jour deux lustres après lui? Comme si de mon choix il rlépenduit de naître Dans le temps qu'il falloit pour devenir sou maître?

(à Bérénice.) Au nom de votre amour et de ce digne amant, Madame, qui vous aime encor si chèrement, Prenez tjuelque pitié d'un amant <léplur:il)l<'; Kaites-la partager à cette inexorable; Dissipez la fierté dune injuste rigueur, i'onr juge entre elle et moi je ne veux qLie son copur. ,1e vous laisse avec elle arbitie de ma vie.

(à Domitie.) Adieu, madame : adieu, trop aimable ennemie.

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