ACTE m, SGIÏM'; Ml
D'être aussi la première à vous offrir le mien. ('et exemple qu'aux rois vous lioiiiiez pour un liommc, J aime pour une reiuc â le «loiiuer à Huiui?; Ktplus il est nouveau, plus j'ai lion d'espérer Que de quelques bontés vous vuuilr(.'z mlionorer.
A vous dire le vrai, sa nouveauté m'étonne;
,1 aiii-ois eu quelque peine à vous croire si bonne;
Kl je recevrois l'offre avec confusion
Sije n'y soup'çonnois un peu d'illusion.
Quoi qu'il en soit, madame, en cette inct-rtitude
Qui nous met l'une et l'autre en quelque inquiétude,
fie que je puis répondre à vos civilités.
C'est de vous demander pour moi mêmes bontés,
Et que celle des deux qui sera satisfaite Traite l'autre de l'air qu'elle veut qu'on la traite. J'ai vu Tite se rendre au peu que j ai d'appas ; Je ne l'espère plus, et n'y renonce pas.
II peut se souvenir, dans ce jpade sublime.
Qu'il soumit votre lîome en détruisant Solyme , Qu'en ce siège pour lui je bas.irdai mon rang, l'rodiguai mes trésors, et mes peuples leur saujj; Ettjue, s'il me faii]iart de sa toute-puissance, Ce sera moins nu don qn'imn reconnoissance.
nciMITlK.
Ce sont làdeyrands droits; et, si l'amour s'y joint, .le dois craindre une chute à n'en relever point. Tite y peut ajouter que je n'ai point la gloire D'avoir sur ma patrie étendu sa victoire, De l'avoir saccagée et détruite à l'envi,
i4o TITE ET BÉRÉNICE.
Et renversé Tautel du dieu que j'ai servi :
C'est par là qu'il vous doit cette haute fortune. Mais je commence à voir que je vous importune. Adieu. Quelque autre fois nous suivrons ce discours.
BÉRÉNICE
Je suis venue ici trop tôt de quatre jours; J en suis au désespoir, et vous en fais excuse.
DOMITIE.
Dans quatre jours , madame, on verra qui s'abuse.