‹ Œuvres de P. Corneille: avec le commentaire de Voltaire et les jugments de La HarpeChapitre 95 sur 285 · ACTE IV, SCÈNE III. iSj · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III. iSj

Me puis-je mieux venger, si vous me trahissez;, Que d'aimer à vos yeux ce que vous baissez?

DOMITIE.

Parlons à cœur ouvert. Aimez-vous liérénice?

DOMITI AK.

Autant qu'il faut l'aimer pour vous faire un supplice.

' DOMITIE.

Ce sera donc le vôtre encnr plus que le mien. Après cela, seigneur, je ne vous dis plus rien. S'il n'a pas pour votre arae une assez rude gêne, J'y puis joindre au besoin une implacable baine.

■DOMITIASl.

Et moi, dût à jamais croître ce grand courroux, J'épouserai, madame, ou Bérénice, ou vous.

DOMITIE.

On Bérénice, ou moi! La chose est donc égale? Et vous ne m'aimez plus qu'autant que ma rivale?

DOMITIAN

La douleur de VOUS perdre, bêlas!....

DOMITIh:.

C'en est assez:

Nous verrons cet amour dont vous nous menacez. Cependant si la reine, aussi fière que belle, Sait comme il faut répondre aux voeux d'un inHdéle, Ne me rapportez point l'objet de son dédain Quelle n'ait repassé les rives du Jourdain.

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