ACTE III, SCÈNE I. aoj
De peur qu'un contre-temps de jalouse colère Allât jusqu'aux autels en troubler le mystère. D'abord qu'elle a tout su^ son visage étonné Aux troubles du dedans sans doute a trop donné; Du moins à ce grand coup elle a paru surprise : Mais un moment après , entièrement remise. Elle a voulu sourire , et m'a dit froidement : « Le roi n'use pas mal de mon consentement; (c Allez y et dites-lui que pour reconnoîssance.... » Mais, seigneur, devers vous elle-même s'avance, Et vous expliquera mieux que je n'aurois fait ^ Ce qu'elle ne m'a pas expliqué tout-à-fait.
MASSINISSE
Cependant cours au temple, et presse un peu la reine D'y terminer des vœux dont la longueur me gêne; Et dis-lui que c'est trop importuner les dieux. En un temps où sa vue est si cbère à mes yeux. '
I Scène froide , parce qu'elle ne change rien à la situation de la scène précédente, parce qu'un subalterne rapporte en subalterne uo discours inutile de l'inutile Éryze , et qu'il est fort indifférent qae cette Éryxe ait prononcé ou non ce vers comique :
Le roi n'use pas mal de mon consentement.
ao8 SOPHONISBE.