‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 124 sur 292 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

MASSINISSE, L^LIUS, MÉZÉTULLE.

MASSINISSC.

L'AYEz-YOUâ commandé^ seigneur, qu'en ma présence Vos tribuns yers la reine usent de violence?

Leur ordre est d'emmener au camp les prisonniers; Et comme elle et Syphax s'en trouvent les premiers. Us ont suivi cet ordre en commençant par elle. Mais par quel intérêt prenez-vous sa querelle?

MASSINISSE

Syphax vous l'aura dit, puisqu'il sort d'avec vous.

Seigneur , elle a reçu son véritable époux ; Et j'ai repris sa foi par force violée Sur un usurpateur qui me l'avoit volée. Son père et son amour m'en avoient fait le don.

LIELIUS.

Ce don pour tout effet n'eut qu'un lâche abandon. Dès que Syphax parut , cet amour sans puissance....

MASSINISSE

J'étois lors en Espagne , et durant mon absence Carthage la força d'accepter ce parti :

peindre les ineMirs ées grancb , et parmi les grands il se trouve beaucoup dilemmes méprisables et ridicules : cela est vrai ; aais ce qu'on méprise ne peut jamais intéresser. ïi faut qu'une tragédie intéresse ; et ce qui OHt £iit pour le pinceau de deniers ne l'est pas pour celui de Ra|Aaël.

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