SCENE PREMIERE
PLAUTINE, FLAVIE.
PLAUTINE.
Dis-moi donc, lorsque Othon s*est oflFert à Camille^ Â-t-il paru contraint ? a-t-elle été facile ? Son hommage auprès (Telle a-t-il eu plein effet? Comment Fa-t-elle pris, et comment fa-t-il fait? '
FLAVIE
J'ai tout vu : mais enfin votre humeur curieuse
* Racine a encore pris entièrement cette ntaation dans sa tragédie de BqfateU Atalide a envoyé son amant i Roxane ; elle s'informe en tremblant du succès de cette entrevue qu'elle a ordonnée ellemême, et qui doit causer sa mort. La délicatesse de ses sentimens, les combats de soù cœur , ses craintes , ses douleurs , sont exprimés en vers si naturels, si aisés, si tendres, que ces vraies beautés charment tous les lecteurs.
Mais ici Corneille commence sa scène par quatre vers dont le ridicule est si extrême, qu'on n'ose plus même les citer dans des ouvrages sérieux : Dia^moi donc , lorsque Othon , etc.
Flautine exprime les mêmes sentimens qu' Atalide r
En regardant son change ainsi que mon ouvrage , etc. Atalide est dans des circonstances absolument semblables : mais