‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 170 sur 292 · PLAUTINE, LACUS, MARTIAN, FLAVIE · texte numérisé non relu

PLAUTINE, LACUS, MARTIAN, FLAVIE

LACUS

Madame /enfin Galba s'accorde à vos souhaits; Et j'ai tant fait sur lui , que , dès cette journée , ' De vous avec Othon il consent l'hyménée.

PLAUTINE, à Martian.

Qu'en dites-vous, seigneur? Pourrez-vous bien souffrir Cet hjrmen que Lacus de sa part vient m'oflFrir? Le grand maître a parlé, voudrez-vous l'en dédire, Vous qu'on voit après lui le premier de l'empire? Dois-je me ravaler jusques à cet époux ? Ou dois-je par votre ordre aspirer jusqu'à vous?

LA eu s.

Quelle énigme est-ce ci, madame?

PLAUTINE.

Sa grande âme Me faisoit tout a l'heure un présent de sa flamme; Il m'assuroit qu'Othon jamais ne m'obtiendroit. Et disoit à demi qu'un refus nous perdroit. Vous m'osez cependant assurer du contraire; Et je ne sais pas bien queUe réponse y faire.

1 Tout ce qu'on peut remarquer, c'ett qne/àitantfaii suriuiest un barbarisme et une expression basse ; que le ^u'en diiea^ouê de Plantine est une ironie comique ; que sa grande âme qui fait un présent de sa flamme est très vicieux; qu'«7 /ai* bon s'expiiquer esX bourgeois , et que la scène est très frôide.

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