‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 178 sur 292 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

CAMILLE, ALBIANE.

CAMILLE

Ton frère te l'a dit, Albiane?

ALBIANE.

Oui, madame; Galba choisit Pison, et vous êtes sa femme. Ou, pour en mieux parler, l'esclave de Lacus,

^ li'intrigue n'est pas ici plus intéressante et pi as tragique qa'anpayravant. Cette confidente, qui apprend k sa mal tresse qu'elle va être femme de Pison , et que son amant Othpn sera sacrifié , pourrait émouvoir le spectateur , si le péril d'Othon était bien certain : mais qui a dit à celte confidente qu'un jour Pison , étant César , se déferait d'Othon ? Premièrement , Camille devrait apprendre son mariage de la bouche de Tempereur , et non de celle d'une confidente ; et ce gérait du moins une espèce de situation , une petite surprise , quelque chose de ressemblant à un coup de théâtre , si Camille , espérant d'obtenir Othon de l'empereur , recevait inopinément de la bouche de l'empereur Tordre d'en épouser un autre.

Secondement , de longs discours d'une suivante , qui dit que les princesses doivent faire les avances, jetteraient du froid sur le rôle de Phèdre , et sur les tragédies dijindromaque et ^Jphigénie.

Troisièmement , s'il y a quelque chose d'aussi comique et d'aussi

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