ACTE IV, SCÈNE IL SSy
Malgré de nos destins la rigueur importune , Le ciel met en vos mains toute notre fortune. ^
PLAUTINE.
Seigneur , que dites-vous ?
TINIUS.
Ce qpie je viens de voir.
Que pour être empereur il n'a qu a le vouloir.
OTHON
Âhl seigneur; plus d'empire^ à moins qu'avec Plautiiie.
VlNltJS.
Saisissez-vous d'un trône où le ciel vous destine ; Et pour choisir vous-même avec qui le remplir^ A vos heureux destins aidez à s'accomplir.
L'armée a vu Pison, mais avec un murmure Qui sembloit mal goûter ce qu'on vous fait d'injure. Galba ne l'a produit qu'avec sévénte, Sans faire aucun espoir de libéralité.
Il pouvoity sous l'appât d'une feinte promesse. Jeter dans les soldats un moment d'allégresse; Mais il a mieux aimé hautement protester Qu'il savoit les choisir, et non les acheter. Ces hautes duretés, à contre-temps poussées^ Ont rappelé l'horreur des cruaujtés passées. Lorsque d'Espagne à Rome il sema son chemin De Romains immolés à son nouveau destin,
te Ta faire dans Vempire romain. Ce sont quatre soldats qui sont venus arertir Vinius des sentimens de l'armée.; les personnages prin* cipaux n'ont rien fait du tout. C'est un défaut capital qu'il faut éwir ter dans quelque sujet que ce puisse être.
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Et qu'ayant de leur sang souillé diaqm contrée. Par un nouveau carnage il y fit son entrée. Aussi 9 durant le temps qu'a harangué Pison , Us ont de rang en rang fait courir votre nom« Quatre d^s plus zélés sont venus me le dire. Et m'ont promis pour vous les troupes et l'empire. Coures donc à la place , ou tous les trouverez ; Suivez-les dans leur camp , et vous en assurez : Un temps bien pris peut tout.
OTHON
Si cet astre contraire Quim'a...*
yiNius.
Sans discourir, faites ce (pi'il ftut fidre ; Un moment de séjour peut tout déobofeerter. Et le moindre 90upçon vous va faire arrêter.
OTHOir.
Avant que de partir souffrez que je proteste.. ..
VINIUS.
Partez ; en enpipereur vous nous direz le reste.