SCÈNE VIIL
PLAUTINE, PLAVIE. ^
rLAVlÊ.
Vous dire que du ciel la colère irritée, Ou plutôt dû destin la jalouse foreur., w
. ^ Cette scène eat aufiâ froide ,que tout le reste > jparce qu'on ne s'iiitéresie point du tput à ce Vâiius> qu'on jette per la fenêtre. Tout
366 othon:
PLAUTINC.
Âuroîent-ils mis Othon aux fers de Femperetir? ' Et dans ce grand soccè» la fortune inconstante. Auroit-eUe trompé notre pkcs douée attente ?
Othon est libre ^ il règne ; et toutefois , helâs !..o
plautiné:
Seroit^il si blesse qu on oraignîi Myn trépas ?
fLAVIE.
Non, partout à sa vue on. a mis bas les armes ; Mais enfin son bonheur vous va coûter des larmes.
PLAUTIWE,
Explique , explique donc ce que je dois pleurer.
cet acte 9e passe âi apprendre des noavenes , sans ^'il y ait ni mtngue attachante , lû sentimens toach4nSj ni grands tableaux 5 ni hsaa dénoûment , ni beaux vers. Othon Tempereur ne reparait que poor dire qft'il est un malheureux amant ; Camille est oubliée t Galba n'a paru dans la pièce que pour être tramp^et Ttté*
Puij»ent au moins ces xéflézions pêrsiuiid»r l^s j^anas autetits qa^ou sujet politique n'ost point un su^t tragiqne ; ^^e ce qui est propre pour l'histoire , l'est rarement pour le théâtre ; qu'il faut dans la tragédie beaucoup de sentiment et peu de raisonnemens ; que l'âme doit être émue par degrés; que, sans lorreur'èt sans pitié > nul ouvrage dramatique ne peut atteindre au but de l'art ; et qu'enfin le style doit être pur, vif, majestueux et facile !
Corneille, dans nue épitre au roi , dit qi^'Othon et Suréna
Ne sont point des cadets indignes de Cinna.'
U y a, en e£fet, dans le commencement d* Othon des vers aussi forts que les plus beaux de Cinna ; mais fst. suite est bien loin d*y ré* pondre : aussi cette pièce n'est point restôe an théâtre.
On joua , la même année , VAsirate de Quinanlt , célèbre par le ridicalé que Dtqpréatix lui a donné > mais plus célèbre alors par le prodigieux' snccês qu'elle eut* Ce qnî fit ce succès, ce fut l'intérêt qui