‹ Œuvres de P. Corneille, avec les commentaires de VoltaireChapitre 224 sur 292 · SCÈNE Ï>REMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE Ï>REMIÈRE

ELPINiCE, AGLATIDÈ. .

'aglàtibe.

Ma sœur^ depuis un^ mois nous voilà dans Éphose^ - Prêtes à recevoir «es. illustres époux . . Que Lysander, Won père, a $u choisir ppar nous; Et ce choix bienheureux n'a rien (|ui t^e.vou^ plaise. Dites-moi toutefois ^ ej^ parlons litMremçp^t^ • . .

Voussemble-t-^il cpie votre amant Cherche avec, grande s^rdieur votre chère presf nce ? Et trouvez-vous qu'il montre > attendant ce giîa»djour>

Cette obligeante imp^iti^ce Que donne, à ce qu'on dit /le véritable dmour?

Cotys est roi,, ma sosur ; et comme sa couronne Parle suffisamment pour lui,

384 AGÉSILAS

Assuré de qion cœur.^pie son trâne lui donne.

De le trop demjinjler il s'epargoe l'ennui.

Ce me doit être assez qu'en secret il soupire ,

Que je puis deviner ce qu'il craint de trop dire ,

Et que moins son amour a d'importunité.

Plus il a de sincérité.

Mais vous ne dites rien de votre Spitridate; Prend-il autant de peine à mériter vos feux

Que «y autre à retenir mes vœux ?-

AGLATIDE.

C'est environ ainsi que son amour éclate : Il m'obsède à peu presi conune l'autre vous sert. On dirdit que tbiis deiix agissent de concert. Qu'ils ont juré de n'être importuns l'un ni l'autre : Ils en font grand scrupule; et la sincérité Dont mon amant se pique , à l'exemple du votre. Ne met pas son bonheur en l'assiduité.

Ce n'est pas qu'à vrai dire il ne soit excusable. Je préparai pour lui, dès Sparte, une froideur Qui, dès l'abord,' étoit eapabla ;D*éteindre la plus vive ardeur; Et j'avoue ehtrè nious qu'alors qu'il me néglige > Qu'il se montre k son tour si firoid, si retenu ,

' Loiï^ de m'oflfenser , il m'oblige , Et me i>6iiai^ un coeur qu'il n'eàt pas obtenu.

' «Llf^tKICÊ. • '' '

Jîàdmtre cette antipathie' ' Qui vous l'a fait haïr âtte^t ïq[Uede le voir, Et croirois que sa vue auroit:eu le pouvoir

D'en dissiper une partie.

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